Sexwork.ch – Infos for sexworkers in Switzerland

La prévention et la promotion de la santé doivent être soutenues par les politiques publiques et les cadres législatifs propres à la prostitution. Ces derniers peuvent être à l’origine d’actions procédant dans ce cas selon une logique « top down » ou assurer la durabilité d’actions lancées par des associations par le biais de leur financement (et procéder ainsi selon une logique « bottom up ») ou encore garantir la dissémination des bonnes pratiques à d’autres contextes, ainsi que la mise en réseau des différents acteurs concernés en vue de la résolution de problèmes.

De manière générale, les auteurs des différents rapports préconisent le travail en réseau, à la fois entre les différents projets associatifs (prévention destinée au travailleuses et travailleurs du sexe, réduction des risques liés à la drogue, etc.) et entre le réseau associatif et les autorités locales et nationales. Un projet de prévention VIH/SIDA destiné aux travailleuses et travailleurs du sexe (TdS) devrait ainsi systématiquement fonctionner en collaboration avec les services de santé publique. De même, une action en faveur de la prévention de la violence devrait s’assurer le partenariat de la police. La criminalisation de la prostitution, qui caractérise la législation de nombreux pays, constitue assurément un frein conséquent à ces formes de partenariat avec les autorités publiques. La réussite d’un projet dépend également du spectre d’acteurs engagés et concernés par ce projet. Non seulement les TdS, mais également les clients, les entrepreneurs du marché du sexe, la police, ou encore les services de santé devraient être inclus dans le scénario, car tous agissent à leur manière sur le marché du sexe, et peuvent donc potentiellement influencer la santé des TdS.