La prévalence VIH est généralement très basse parmi les travailleuses et travailleurs du sexe (TdS) « autochtones » et non toxicomanes. La prévalence VIH est par contre nettement supérieure dans les populations de femmes migrantes, de consommatrices de drogues par voie intraveineuse (UDI), de TdS masculins HSH  et de TdS transgenres. 

Certaines études démontreraient une prévalence ISTs (chlamydia, papillomavirus, gonorrhée, syphilis) un peu plus élevée chez les TdS que dans la population générale. Pour information, l'infection par des IST augmente la probabilité de contracter le VIH.

Il est également notable que les relations anales sont plus systématiquement protégées que les relations vaginales, qui elles-mêmes sont mieux protégées que les relations oro-génitales. C'est donc bel et bien la fellation "nature" qui pose le plus gros challenge aux projets de prévention actuels. 

Il est pour cette raison important d'accentuer la prévention auprès des TdS, en leur offrant des espaces de dialogues et de conseils exempts de jugements moraux, où chaque pratique sexuelle peut être abordée. Il est également important d'édicter des recommandations claires émanent du milieu du sexe tarifé lui-même. C'est ce que le projet Fairsexwork s'est proposé de faire en Romandie. 

 

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